
Je m’appelle Philippe Michelot. Homme à tout faire, 72 ans. Paysan, artiste, cuisinier, sportif, écrivain. Dans cet ordre, ou dans un autre — selon les jours.
Je me souviendrai toujours de ma professeure à l’école des Beaux-Arts, j’avais 12 ans. Elle me disait : « Un arbre n’est pas vert. » Parce que si on ouvre vraiment les yeux — et le cœur — on voit toutes les couleurs. On sent tous les parfums.
Cette leçon-là, je ne l’ai jamais oubliée. Elle guide encore tout ce que je fais. Peindre, cuisiner, marcher, écrire — c’est la même chose pour moi. C’est ouvrir les sens.
Dans les Alpilles, il y a du thym sauvage, du romarin, et bien plus encore — la liste est longue, et je vous la raconterai page après page.
En cuisine, je travaille avec mes émotions. Pas de beurre, pas de crème — de l’huile d’olive. Pas de sucre industriel dans mes pâtisseries. Pas de nourriture sous plastique, pas de ratatouille surgelée. Mes recettes viennent de mes grands-mères, et elles ne viennent que de là.
Avant moi, il y a eu douze générations. Une histoire de Bourgogne, du Doubs — et d’un pain pétri à Médières.
Mon principe est simple, et il tient en une ligne :
Du jardin, à la cuisine, à la table — avec la saison.